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Mille ans de Ténèbres
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Baron Noir
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Message Posté le : Jeu 1 Oct - 23:55 (2009)    Sujet du message : Mille ans de Ténèbres Répondre en citant

   Bonjour à tous et à toutes ! ^_^ Je suis désolé d'avoir tant tardé, j'attendais d'avoir ma propre connexion internet pour m'intéresser à la vie du forum. C'est maintenant chose faite, alors vous avez intérêt à me dire tout le bien que vous pensez de mes textes ! :-D Voici le premier que je soumets à votre appréciation, il s'agit d'une de mes trois nouvelles écrites chez Georges-Olivier Chateaureynaud, ma préférée personnellement. Elle s'intitule :

Mille ans de ténèbres
   

    Le septième ange sonne de la trompette. Et le troisième malheur vient enfin. Sous la forme d’un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur les têtes sept diadèmes, j’arrive sur la terre. Mille ans de ténèbres vont commencer, où les justes seront châtiés, où les faux prophètes commanderont, où les prêtres seront meurtris et le monde ravagé par les fléaux. Sorti de l’abîme, je me retrouve au cœur d’une immense Cité, grouillante d’hommes et de bêtes, traversée par des flux incessants de chars de métal, hurlant des mille cris de marchands et de prostituées. Une ville de mort. Sans doute est-ce là la nouvelle Babylone, la mère de tous les vices où mon règne sera révélé à la face du monde. Des tours noires se dressent jusqu’au ciel et reflètent l’éclat d’un soleil moribond. L’astre pâlit tandis que je m’élève jusqu’à lui et que mon ombre recouvre la Cité, comme une nuit venue trop tôt. Une nuit sans étoile. Mais, chose curieuse, les humains ne semblent pas s’en apercevoir. En dessous de moi résonnent des cris de terreur, de haine, de désespoir mais je n’en suis pas l’origine. Les hommes s’agitent en tous sens, courent, se marchent dessus mais ils ne me fuient pas. Je me pose au sommet de la plus haute tour et les observe un moment. Qu’est-il donc arrivé à cette race pendant tout ce temps où j’étais prisonnier de mon royaume souterrain ? Auraient-ils oubliés Dieu, auraient-ils oubliés jusqu’à ma venue ? Mais non, j’aperçois ça et là plusieurs clochers de pierre où des prêtres vêtus de soie transportent des corbeilles pleines d’argent. Le culte à l’air bien portant. Puisqu’ils tentent de m’ignorer, je vais déchaîner sur eux mes fléaux et les forcer à contempler ma face.
    Tout d’abord l’économie. Elle semble posséder une importance considérable dans ce monde. Ma première tête se dissipe et répand ses émanations dans un endroit de la Cité appelé « Wall Street », où elle appose mon sceau sur toute espèce de monnaie réelle ou virtuelle. Ainsi personne ne pourra acheter ni vendre, sans avoir la marque, mon nom ou le nombre de mon nom. Déjà l’immobilier s’effondre, les fidèles sont jetés à la rue, au milieu des gueux dont la misère constante leur assurait un passeport pour les cieux par l’action de charité. Et aujourd’hui les gueux se vengent de leur hypocrisie, eux ne leur feront pas la charité. C’est maintenant une crise globale qui s’étend sur la terre, touchant tous les secteurs, avertissant chacun qu’une chose immense et sinistre est à l’œuvre. Bientôt tous entendront et craindront mon nom. Mais que se passe-t-il ? L’indigence ne se répand pas dans les rues. Les prix augmentent à chaque heure, l’inflation traverse les frontières mais les hommes ne semblent pas s’émouvoir de la chute de leur monde. Quel est ce prodige ? Qui contre mon pouvoir ? Serait-ce l’archange Michel, déjà descendu des cieux ? Non, il n’est pas encore temps. Ma première tête, ouvrant son œil au centre de toutes les pièces, calculant l’apocalypse à travers l’ensemble des comptes et des crédits ne sait plus… ne sait plus où donner de la tête. Des milliards de flux électriques se dispersent à la surface du globe, les nombres de la richesse des hommes changent à chaque seconde, tantôt assez bas pour échanger la lune contre un quignon de pain, tantôt plus élevé que toute la masse de l’or terrestre. Des capitaux affluent depuis les gouvernements vers les banques, sommes astronomiques surgissant de nulle part sur les écrans de traders qui manipulent les fortunes des autres hommes, se retrouvant plus puissants que toute l’assemblée des dirigeants du monde, canalisant la pauvreté vers certaines régions pour épargner les leurs. Mon fléau de misère m’échappe, il se transforme, se diffuse, disparaît, réapparaît ailleurs, enrichit finalement les hommes de la Cité au lieu de les appauvrir ! Je fulmine, je ne peux croire à un tel pouvoir. Quel dieu rieur m’a joué ce tour ?
    Je m’envole vers la mer et y plonge ma deuxième tête, qui se dissout et s’infiltre dans les entrailles de la terre. Des séismes secouent la planète, des raz-de-marée ravagent les côtes, des tempêtes dévastent les villes de tous les continents. La mort et la désolation. Ce fléau-là, nul ne pourra y échapper. Mais qu’est-ce encore ? Les forêts disparaissent avant même que ne s’abattent les catastrophes, des espèces animales s’éteignent en des lieux que je n’ai pas visés. Les gaz et les hydrocarbures s’évaporent avant que je puisse m’en servir pour répandre le feu de l’Enfer. Une brèche dans le ciel brûle tout sur son passage et menace de me roussir les écailles. La température augmente et assèche mes inondations ; les pôles de glace fondent, faisant monter le niveau des mers et étouffant mes raz-de-marée. D’autres désastres que les miens, plus violents, plus étranges, smogs toxiques, tempêtes électriques, pluies acides apparaissent en certains points du globe et la Cité s’enrichit et s’enrichit encore ! Qui, par tous les diables, qui ose me faire concurrence ? La fureur fait bouillonner mon sang, mais un autre sentiment me serre la poitrine, une sorte de… peur. Quelle sombre force est en marche ici-bas ?
    Je place ma troisième et ma quatrième tête à la gouvernance de deux pays voisins et je leur ordonne de se livrer bataille. La guerre ! La guerre pour changer les eaux en sang, voilà un fléau qui révélera mon grand retour. Les deux pays lèvent des armées, signent des alliances, trahissent, espionnent, volent, pillent et massacrent. Le conflit s’étend au monde… Mais non, c’est le reste du monde qui se précipite dans le combat ! Que se passe-t-il encore ? Les hommes de la Cité vendent des armes aux deux camps, envoient des troupes dans l’un et incitent leurs alliés à rejoindrent l’autre, proposent des traités de paix mais ne les signent pas, établissent des accords et les violent, attisent les rancoeurs et se jettent avec passion dans les charniers. Les soldats tuent sans faire de prisonnier, ils multiplient les crimes de guerre et les jettent à la face du monde ; le conflit ainsi entretenu stimule l’économie et la recherche, et la Cité s’enrichit, s’enrichit toujours ! Les deux pays sont mis à terre, leurs territoires divisés entre leurs alliés devenus neutres et prônant l’établissement d’une autorité supranationale, « pour éviter le chaos » disent-ils. Éviter le chaos ? Comment peuvent-ils éviter le chaos, par tous les saints, le chaos c’est moi !
    Je décide de quitter cette Cité, qui doit être le siège de demi-dieux, et je m’envole à la recherche de la nouvelle Babylone, la ville qui révélera ma puissance. Mais que vois-je ? Partout d’autres villes aussi grandes que la Cité, aussi sales, aussi miséreuses. Aussi riches. D’autres capitales de débauche aux tours insolentes dressées vers les cieux, d’autres flux de données et de métal, les reliant toutes en une gigantesque toile à plusieurs dimensions, maillant la terre de ses filets. Laquelle est la bonne ? Laquelle est la nouvelle Babylone, laquelle la plus obscure, la plus vicieuse, la plus impie ? Aucune ne se distingue des autres. En dessous de moi, ce sont toutes d’immenses trous noirs piquetés de lumières sombres, vociférant et puant mille morts. Alors c’est donc cela ? Voilà ce que l’humanité est devenue ? Eh bien soit. Puisque le mal est leur commerce d’aujourd’hui, je n’ai plus qu’à leur transmettre mon savoir-faire, et ils se détruiront d’eux-mêmes. D’un coup d’aile je retourne à la Cité et, au grand jour, je fonde ma propre entreprise, Satan Corp. Je place ma cinquième tête à sa direction et je confère un haut poste politique à ma sixième tête, pour la soutenir.
 
    Satan Corp. Un établissement spécialisé dans l’invention et la fabrication de nouvelles formes de tortures. Tortures complexes, raffinées, pour le seul plaisir de tourmenter son prochain. À prix abordables par tous, pour que se répande le mal. Les affaires tournent bien, d’abord sous couvert de délices charnels inédits, puis par le développement de maisons spécialisées dans les pays de l’est et de salons particuliers dans la Cité. Pour permettre à Satan Corp de revendiquer ses activités et d’ouvrir des établissements publics, ma sixième tête, sous l’identité du sénateur Rhuterson, a investi le Congrès du plus puissant des pays et influencé les textes de lois. Il a fallu peu d’efforts pour que l’humanité accepte de réintroduire la torture dans ses mœurs et la considère comme un loisir à la mode. Bientôt des décrets l’autorisent sous certaines formes, dans certains cadres, élargissant par neuf fois le cercle de son acceptation. Le département des innovations embauche chaque jour plus d’ingénieurs. Le sang, les larmes et la chair morte sont devenus de nouvelles monnaies d’échange. Les disparitions inexpliquées se multiplient dans les pays pauvres, surtout en Afrique et en Asie du sud-est. Des entreprises similaires apparaissent un peu partout dans le monde, certaines d’entre elles redoutables, vendant même sous le manteau des victimes à bas prix. Les hommes m’imitent ! Ils ne me voient pas mais ils répandent ma parole, mieux, ils perpétuent mon œuvre. Cette fois j’ai gagné, le temps de mon règne est venu. Mais les chiffres d’affaire de Satan Corp commencent à baisser, les ventes diminuent. Le marché s’est ouvert à plusieurs multinationales qui maîtrisent l’ensemble du processus, depuis l’extraction du fer et du souffre jusqu’à l’embauche du personnel de nettoyage. Pour faire face à la concurrence, Satan Corp engage un jeune analyste commercial fraîchement diplômé, Walter. Celui-ci remet rapidement son rapport à ma cinquième tête, qui dirige l’entreprise sous le nom de M. Korn.
    « Sauf votre respect M. Korn, cela fait plusieurs années que votre gestion laisse à désirer. Depuis la création de votre entreprise vous n’avez pas développé une seule filiale, répartissant tous vos capitaux entre votre siège central et votre département des innovations, ainsi qu’une troisième entité que vous nommez « sous-sol » mais dont je n’ai trouvé aucune trace dans vos comptes. Je ne dis pas que ce genre de « transfert financier », appelons ça comme ça, n’a pas besoin, disons, d’une pirouette administrative, mais vous auriez dû louer un local quelconque en banlieue, au moins pour la paperasse. Quant à vos produits, il faut vous mettre à la page mon vieux, pardon, M. le directeur, les planches cloutées, le fer rouillé tout ça c’est très bien, mais les chinois, eux, ne se sont pas contentés de ressortir les vieux manuscrits. Il y a deux façons d’inventer, M. Korn, soit on crée un produit totalement nouveau, que personne n’a imaginé, et a priori dont personne n’a besoin, puis l’on crée ce désir, soit on améliore un produit déjà existant, ou ayant existé par le passé et remis au goût du jour, mais là, passez-moi l’expression, c’est ce que j’appellerais de la petite bière, et votre département des innovations, M. Korn, se contente de brasser cette petite bière. Il faut aussi que je vous dise un mot sur la lourdeur, pour ne pas dire l’archaïsme de votre administration. Pas un seul ordinateur dans la boutique, toutes vos données archivées dans d’innombrables tiroirs par des rats de bureau qui vous parasitent, oui M. Korn, qui vous parasitent. Ce n’est pas comme ça que vous allez concurrencer les chinois, c’est moi qui vous le dis. Et ce nom, Satan Corp, tout de même c’est un peu kitch. Le folklore, les croyances d’antan, tout ça est dépassé, ça ne parle plus à personne. Comment ? Oui, bien sûr qu’il existe des moyens pour redresser la barre, mais ça va être chaud cher monsieur, chaud, chaud, chaud. Tout d’abord délocaliser le département des innovations dans un pays moins cher, j’ai pensé à l’Albanie dans un premier temps, il y a de bonnes houillères par là-bas. Non, vous n’avez rien à signer, c’est déjà fait, je suis passé par le conseil d’administration, d’ailleurs il faudrait aussi revoir la distribution de l’exécutif si je puis me permettre. Pourquoi des houillères ? J’ai pensé à un petit quelque chose pour améliorer les immolations, les rendre plus fun si vous voulez, mais je vous expliquerai plus tard. Il faut aussi créer un bureau pour ramasser des victimes et les associer aux produits, vous ne pourrez pas vous en passer éternellement M. Korn. Comment ? C’est aux gens de choisir eux-mêmes l’être qu’ils veulent tourmenter ? Non, c’est à vous de leur dire qui torturer, M. Korn, ils n’ont rien à choisir. Le libre-arbitre ? Nous n’avons pas le temps pour le libre-arbitre, M. Korn, croyez bien que les chinois se moquent du libre-arbitre. Non, vous n’aurez personne à embaucher, je dirigerai moi-même ce bureau. Inutile, le directeur commercial m’a déjà donné son aval. Votre mot dire ? Sauf votre respect M. Korn, vous n’avez ni le temps ni l’argent pour dire le moindre mot. Vous m’avez embauché… Pardon ? Non, l’argent non plus, j’allais d’ailleurs y venir. Votre autorité sur cette entreprise ne repose que sur le bon vouloir, la bienveillance devrais-je dire, du conseil d’administration. Les parts majoritaires de la boîte sont en effet entre les mains respectives du président du conseil, du chef du département des innovations et du directeur du bureau des ressources humaines. Tout à fait M. Korn, c’est-à-dire moi-même. J’ai racheté les parts du directeur commercial et celles de trois de vos ingénieurs grâce à votre généreux salaire, trop généreux d’ailleurs, il y aurait aussi des choses à dire là-dessus. Bref j’ai désormais le droit de siéger au conseil d’administration, et avec l’appui du président et du chef du département nous avons voté à trois contre un votre licenciement pour mauvaise gestion. Non monsieur, vous ne pouvez rien faire, à part débarrasser votre bureau pour après-demain, afin que le nouveau directeur puisse prendre ses fonctions. Qui est-ce ? Je ne sais pas monsieur, la réunion extraordinaire pour son élection aura lieu demain, à ma demande. Je vous avoue que je nourris quelques espoirs, eu égard à tous les services que j’ai déjà rendus à cette entreprise… »
 
    Trois jours plus tard Satan Corp, rebaptisé GigaPlex Connexion, a repris le monopole des instruments de torture et des maisons de supplice, après une fusion avec China Multipol. M. Korn a été accusé de détournement de fonds lors d’une affaire qui éclaboussa le sénateur Rhuterson et le fit exclure du Congrès. Maintenant j’erre parmi les hommes, sans déguisement, l’œil froid et la bouche pleine d’amertume. Les hommes… Aucun d’eux ne se retourne vers moi, aucun ne prend le temps de me voir, trop pressés qu’ils sont de courir à la poursuite de leur vie, à un rythme toujours plus effréné, toujours plus destructeur. Ce monde-là n’a pas besoin de moi pour aller à sa perte. Je suis arrivé trop tard, des millénaires trop tard. Je secoue ma tête désormais unique et, pris de lassitude, j’emprunte le chemin de l’abîme. Alors que je m’approche du gouffre béant qui s’est ouvert quelques années plus tôt pour accomplir la dernière prophétie, une vive lumière apparaît soudain dans le ciel. Baigné dans un halo de splendeur, un ange immense descend du ciel, accompagné par le chant des chérubins. Son habit est de lin blanc et il tient une épée d’argent dans sa main droite. L’archange Michel pointe sa lame vers moi et déclare :
    « Toi, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, le temps est venu de livrer la bataille finale. Monte avec moi dans le ciel et combattons !
  - Je ne t’affronterai pas Michel, je retourne dans l’abîme d’où je suis issu.
  - Quel mensonge racontes-tu, Serpent malin ? Tu ne comptes pas te battre pour défendre ton règne de mille ans ? Balivernes !
  - Je ne mens point Michel, je ne veux pas d’une terre déjà dévastée. Vous vous êtes bien moqués de moi, toi et ton maître. Saviez-vous que votre créature finirait comme cela ?
  - Quelles sont ces paroles, dragon ? L’homme est une créature faite à l’image de Dieu, capable de bonté et de compassion. Dieu vient pour récupérer les siens !
  - Qu’il fasse ! Quant à moi, personne n’est de mon règne ici.
  - Ton nom est légion, démon, ne cherche pas à m’abuser !
  - N’as-tu donc point observé l’homme depuis ton paradis ? Ouvre les yeux, Michel ! Ce monde n’est ni le tien ni le mien. L’homme fait le bien par calcul et le mal sans passion. Toi et moi sommes dépassés par la créature de ton maître. Adieu.
  - Tu retournes donc bel et bien dans ta demeure souterraine ? Je vois qu’il te reste encore un fléau sous ton diadème, pourquoi ne pas l’avoir utilisé contre l’homme ?
  - L’homme est le plus terrible des fléaux et ce monde est pire que l’Enfer. »
    Jetant un dernier coup d’œil à celui qui aurait dû être mon adversaire dans une bataille épique, je me détourne de lui et saute dans l’abîme, qui commence à se refermer sur moi.
    « Mais la bataille, Satanaël, la grande bataille du ciel ! Que vais-je dire au Créateur ? » s’écrie l’archange au-dessus de ma tête, l’épée toujours pointée vers moi.
    « Tu n’as qu’à lui dire que tu as gagné. Félicitations ! » je lui lance dans une ultime réplique, tandis que les parois de pierre se referment à jamais sur mon royaume.
 


Thomas Jonas, dit le Baron Noir          
    
    

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Message Posté le : Jeu 1 Oct - 23:55 (2009)    Sujet du message : Publicité

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Gaspard
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Message Posté le : Sam 3 Oct - 13:57 (2009)    Sujet du message : Mille ans de Ténèbres Répondre en citant

Pas mal du tout, mais peut-être un peu trop longue et les termes techniques de l'économie ne la rendent pas facile d'accès. Egalement quelques détails de syntaxe et d'orthographe, mais un étudiant en lettr comme toi devrait les dépister aisément Okay . En tout cas, ce fut une bonne lecture. J'attends maintenant des textes que je n'ai pas encore lut. A la prochaine, ptit Baron. Cool  

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Baron Noir
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Messages: 24
Localisation: Lille/Denain

Message Posté le : Lun 5 Oct - 00:27 (2009)    Sujet du message : Mille ans de Ténèbres Répondre en citant

Merci, mais les termes techniquo-économiques ne sont que de la poudre aux yeux, il ne faut pas s'y laisser prendre ^^ Ce n'est qu'une parodie de discours technocrate et néocapitaliste - je pense à la tirade de Walter en particulier - qui rend compte de sa soif de pouvoir et de ses combines pour détrôner le PDG, plus que d'une véritable logique commerciale. En fait, c'est surtout une façon de montrer qu'il n'y a AUCUNE logique en matière d'économie, tout cela n'est qu'un imbroglio de magouilles et d'ambitions personnelles ! :-D Enfin, c'est le regard (noir) que je pose sur ces choses-là en tout cas...
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Gaspard
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Message Posté le : Lun 5 Oct - 16:32 (2009)    Sujet du message : Mille ans de Ténèbres Répondre en citant

Je vois, je vois... je vais donc m'atteler à la tâche de lire ta seconde nouvelle : le condor des brumes je crois ? nous verrons bien si le vocabulaire y est moins technique.  Okay

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Message Posté le : Aujourd’hui à 21:27 (2018)    Sujet du message : Mille ans de Ténèbres

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